Ligue des Champions – J4 Paris ne se rassure pas face à Bruges

Après la déception de la défaite face à Dijon le week-end dernier (2-1), le PSG se devait de renouer avec la victoire pour la réception de Bruges en Ligue des Champions et si le travail a été effectué par le club de la capitale, le contenu est quant à lui toujours aussi infime avec une production offensive limitée et un secteur défensif peu serein. Bruges aurait pu repartir avec un point voir plus mais a manqué un penalty dans le dernier quart d’heure notamment. Grâce à ce petit succès, le PSG se qualifie tout de même pour les 8e de finale de la compétition.

Avec 12 points après quatre journées de Ligue des champions et une qualification pour le tour suivant désormais acquise, le PSG devrait être une équipe en pleine montée en puissance d’autant plus que son effectif pléthorique aide en théorie au turn over. Très peu pour Thomas Tuchel qui a reconduit ses idées avec Marquinhos au milieu de terrain aux côtés d’Idrissa Gueye, et un secteur offensif animé par Angel Di Maria, Kylian Mbappé et Mauro Icardi. Toujours pas de titularisation pour Edinson Cavani, sur le banc au coup d’envoi, et dont les vingt minutes de jeu ne vont pas suffire pour lui remonter le moral. Le meilleur buteur de l’histoire du PSG est désormais relégué au banc de simple remplaçant, et lorsque l’on voit le contenu de l’équipe francilienne sans lui, on peut aisément comprendre qu’il aille se rassoir sur le banc de touche avant d’entrer à la 70e. Son management par Thomas Tuchel est absolument honteux et le technicien allemand a encore préféré se focaliser sur le comportement de l’Uruguayen en conférence de presse d’après match plutôt que le peu de solutions proposés à ses joueurs. Un PSG hyper armé sur le papier, mais qui peut se faire plier comme un bout de feuille par des équipes comme Rennes, Dijon, Reims, ou Bruges encore ce soir. Les Belges auraient dû repartir avec un point du Parc des Princes, et sans un penalty arrêté par Keylor Navas lors du dernier quart d’heure de jeu le compte rendu aurait été tout autre.

 

Petite prestation pour Kylian Mbappé ce mercredi soir

Finalement le PSG peut se satisfaire de l’unique but de la rencontre inscrit par Mauro Icardi après 22 minutes de jeu, mais même sur cette situation positive initiée intelligemment par Colin Dagba dans son couloir droit, l’attaquant argentin semble très légèrement hors-jeu à la réception mais n’est pas signalé. Paris se sera ensuite crée très peu de situations, avec des visiteurs dominateurs en deuxième période et dont le manque de précision dans le dernier geste aura été le seul défaut ce soir. Le PSG ne pourra pas se contenter d’une prestation si pauvre face à un Real Madrid retrouvé à domicile et vainqueur 6-0 ce soir, et le rôle de Cavani reste encore à éclaircir.

Les progrès dans le jeu ne sont pas visibles

Si Paris avance grâce à ses individualités, le fond de jeu dégagé par les joueurs de Thomas Tuchel n’évolue absolument pas et Leonardo a beau soutenir son entraîneur en conférence de presse, le bilan aurait pu être tout autre sans l’arrêt de Keylor Navas sur penalty. Les solutions existent pourtant pour l’entraineur allemand, qui dispose de l’un des effectifs les plus riches de la planète football et dont le contenu ne le reflète pas. Avec Gueye et Marquinhos au milieu de terrain il n’est pas étonnant de ne pas avoir de redoublement de mouvements techniques et si même à domicile face à Bruges Tuchel n’est pas tenu de faire évoluer Cavani pour donner plus de relief à son équipe, je ne vois pas bien quand il compte utiliser l’ensemble de ses forces.

 

Thomas Tuchel ne trouve pas les solutions pour faire progresser son équipe. 

Mais cela semble être la faiblesse de l’entraineur allemand, obsédé par ce qu’il dégage plus que ses choix et il semble délicat d’imaginer un avenir sur le toit de l’Europe à cette équipe pour le moment. Il est encore tôt dans la saison de toute facon, mais pour éviter une nouvelle déconvenue comme le PSG en a l’habitude, mieux vaut cerner les signaux dès maintenant pour l’état-major parisien.

Emmanuel Trumer